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Communiqué de presse : avis défavorable du Collège communal de Sombreffe sur la demande de permis de l’aéroport de Charleroi

Suite aux résultats de l'enquête publique, le Collège communal de Sombreffe a émis un avis défavorable sur la demande de permis unique introduite par la SA Brussels South Charleroi Airport. Cette demande concernait, d’une part, l’extension de la zone Poste Inspection Filtrage (PIF), la régularisation de la construction du Terminal 2 et l’aménagement de la voirie d’accès vers le parking staff, et d’autre part, le maintien en activité de l’aéroport.

Nous vous invitons à prendre connaissance du communiqué de presse envoyé ce vendredi 7 mars 2025.


 

Sombreffe, le 7 mars 2025 – Le Collège communal de Sombreffe a émis un avis défavorable sur la demande de permis unique introduite par la SA Brussels South Charleroi Airport. Cette demande concernait, d’une part, l’extension de la zone Poste Inspection Filtrage (PIF), la régularisation de la construction du Terminal 2 et l’aménagement de la voirie d’accès vers le parking staff, et d’autre part, le maintien en activité de l’aéroport.

Un dossier complexe et des délais contraints

L’enquête publique, qui s’est déroulée du 27 janvier au 25 février 2025 dans 9 communes, a suscité un fort intérêt auprès des citoyens sombreffois, avec 59 réclamations écrites reçues. Le Collège communal regrette toutefois le délai extrêmement court imparti pour analyser un dossier de cette ampleur, limitant la prise en compte complète des aspects techniques et environnementaux.

Des nuisances sonores et environnementales préoccupantes

L’aéroport de Charleroi est une infrastructure essentielle au développement régional, mais son expansion ne peut se faire au détriment de la qualité de vie des citoyens. Déjà fortement impactée par les nuisances actuelles, la population de Sombreffe subirait une aggravation de la situation, notamment avec une augmentation annoncée de 67 % du trafic aérien d’ici 2045 (+34 000 mouvements annuels).

L’étude d’incidence sur l’environnement, qui accompagne la demande de permis, présente, par ailleurs, plusieurs lacunes importantes :

  • Absence d’étude épidémiologique sur l’impact de la pollution sur la santé des riverains.
  • Prise en compte insuffisante des nuisances sonores réelles, avec un indicateur qui lisse les pics sonores et minimise leur impact perçu.
  • Aucune station de mesure sonore sur les territoires de Fleurus, Ligny et Sombreffe, empêchant une évaluation précise des niveaux de bruit.
  • Manque d’analyse des effets des trajectoires des avions, qui sont pourtant déterminants dans la gestion des nuisances sonores.

Une durée d’exploitation trop longue et des incertitudes préoccupantes

Le Collège communal pointe également du doigt la durée excessive du permis d’exploiter demandé, soit 20 ans. Une période aussi longue repose sur des hypothèses incertaines et des projections qui pourraient évoluer. Une durée plus courte permettrait de vérifier et objectiver la réalisation des engagements pris dans l’étude d’incidences et d’évaluer leurs impacts réels sur l’environnement et la santé publique.

Un précédent inquiétant et un manque de conformité réglementaire

Le Collège communal souligne également un point de préoccupation majeure : la régularisation du Terminal 2, qui fonctionne sans permis depuis son annulation par le Conseil d’État. Cette situation constitue un précédent préoccupant quant au respect des réglementations en vigueur par la SA Brussels South Charleroi Airport.

Un cadre de vie à préserver pour les citoyens

Les habitants de Sombreffe expriment de vives inquiétudes face aux nuisances croissantes, notamment :

  • Le bruit instantané insoutenable lors des décollages et atterrissages.
  • Le non-respect des plages horaires, avec un nombre significatif d’atterrissages nocturnes après 23h00 (2133 en 2022 et 1597 en 2023 selon le rapport 2023 de l’ACNAW).
  • Les pollutions de l’air et des sols, impactant directement la qualité de vie des citoyens.

Le Collège communal de Sombreffe rappelle qu’il ne s’oppose pas à l’existence de l’aéroport, mais estime indispensable de limiter ses impacts sur les populations locales. À cet égard, les nombreuses lacunes du dossier et l’insuffisance des mesures proposées pour atténuer les nuisances ont conduit à un avis défavorable sur cette demande de permis unique.

Pour toute information complémentaire, merci de prendre contact avec Madame Julie Tessier, échevine de l’environnement et de la transition, au 0483/58.93.19.